Bilan 2015, perspectives 2016

mercredi 6 janvier 2016 - 
Ouh, là... 6 mois sans article ici... peut-être est-il temps de tourner une page et fermer ce blog... quoique, laissons-le ouvert afin que je puisse écrire et publier quand cela me chante ;-) et puis j'ai parlé dernièrement une heure au téléphone avec mon amie Véronique, qui m'étripe si elle ne peut plus voir mon scrap... elle m'a déjà engueulée pour mon retard, vais pas lui annoncer que je me demandais si je continuais le blog ;-)
Et aujourd'hui, j'ai envie !
Pas vraiment pour du scrap (j'ai plein de réas finis depuis 6 mois pourtant... promis Véro, ça va venir !) mais plus pour un bilan... c'est de saison et même de mode vu tous ceux que je lis depuis quelques jours.

2014, année de mes 40ans, a été une année charnière pour moi. Pas de crise de la quarantaine à proprement parler, mais plutôt une remise en cause profonde et nécessaire après ce bout de vie. A 40 ans, certains vivent un grand virage dans leur vie sentimentale ou professionnelle. Ayant déjà vécu ces virages, je crois que moi, c'est ce virage là qui m'était destiné :
 
Encore besoin de cheminer, pas facile tous les jours, mais j'avance doucement et sûrement.
Pourquoi vous parler de 2014 ? Mais parce que 2015 a vu que cela porte ses fruits... 
En début d'année, j'ai du encore travailler sur "prendre du recul"... Prendre du recul pour lâcher prise ou lâcher prise pour prendre du recul... Les deux fonctionnent et avaient besoin d'être travailler ;-)
Et tout ceci m'a permis de trouver une nouvelle expression sur laquelle je tente de m'améliorer : "Etre là". 

Paradoxal quand on me connaît, car je suis une personne qui s'investit dans tout ce qu'elle fait et qui répond présente dès qu'on lui demande de l'aide ou que l'on en a besoin... Mais je sens que maintenant, je m'investit différemment... 

Etre là, c'est répondre présent pour les gens que j'aime, même si je suis contre leurs décisions... Il y a un an et demi, je me serai exténuée à essayer de les faire changer d'avis, usant et abusant d'arguments en béton, de contre-exemples, etc. Maintenant, je leur dis "je ne suis pas d'accord dans ta décision, parce que... mais je serai là pour toi". 
L'exemple le plus marquant qui me vient est très personnel. Mon père a failli mourir d'un infarctus, il a une "pile" maintenant mais il continue à fumer... Vous vous doutez bien que je ne valide pas du tout cette décision. Il fut un temps où je me serai engueulée avec lui à chaque fois qu'une cigarette serait allumée... Mais là, je prends du recul et je lâche prise... Après tout, c'est sa vie pas la mienne ! Je lui ai dit ce que j'en pensais, franchement, en expliquant le fond de ma pensée. Je l'ai fait une fois, une bonne fois, et maintenant je n'en parle plus avec lui. Et je continue à aller le voir, malgré ses odeurs de tabac...

Etre là, c'est aussi répondre présent pour quelqu'un... même si cette personne ne te donne pas beaucoup signe de vie. Il/elle ne téléphone plus, ne vient plus, n'écrit plus... OK. J'en prends acte et je m'efface un peu aussi. Mais le jour où il/elle a besoin d'aide, ou je pense que ma présence à un moment particulier peut lui faire plaisir, je prends du recul et je lâche prise... Après tout, son éloignement lui fait manquer des moments importants de ma vie, que je vie pleinement malgré son absence... C'est lui/elle qui manque quelque chose, pas moi ! J'y vais, sans réfléchir ni ressasser le manque ressenti. Au moins, moi, je ne rate rien...

Etre là, c'est aussi tenir bon professionnellement face à un enfant en détresse qui te pousse à bout, avec véhémence, violences et insultes en tout genre. J'ai mis longtemps à lâcher prise, à prendre du recul et à accepter l'idée que je ne pouvais pas aider cet enfant seule. Quand on est au bout du rouleau, au fond d'un grand puits, il faut parfois descendre jusqu'au sol pour pouvoir mettre le coup de pied qui permet de remonter la pente. Alors, maintenant, je serai là, debout.  
Ce qui veut dire : être là à essayer inlassablement de lui apprendre des choses alors que lui ne veut pas et lance tout par terre, être là pour lui faire le câlin qui le calme malgré l'envie profonde de me rendre, être là pour lui dire des mots d'encouragements et de bienveillance dont il a besoin alors que lui me traite de tous les noms d'oiseaux, être là et maintenir un regard positif sur lui malgré mon envie de baisser les bras parfois... Et pour le reste, je laisse à ses parents et aux autres professionnels le soin d'être là eux aussi !

Etre là, c'est aussi voir son enfant devenir un adolescent et lui laisser prendre ses propres décisions de vie. C'est voir des notes descendre très bas et trouver l'énergie et la patience pour discuter sur les raisons plutôt que s'énerver... Prendre du recul et lâcher prise... Il a des notes en deça de ses capacités ? Il est capable de mieux ? Ok, il le sait, il le sent, les profs lui répètent à longueur de journée (et nous on prend le relais en soirée...), il se fait peur, il en a besoin pour comprendre et pour agir ensuite. Restons là pour étayer un peu le chemin vers la maturité... Il avance, il mûrit, c'est le principal. Il poussera "plus droit" dans ses bottes s'il sent qu'il est accompagné et qu'il a notre soutien, quoiqu'il fasse.

Etre là, c'est aussi ne pas oublier de veiller à ce que le second trouve sa place toute entière, lui qui bade son frère et voudrait tout faire comme lui, sans la même personnalité et avec des capacités différentes. Etre là pour lui rappeler que si on a fait un deuxième enfant, c'est pas pour avoir une pâle copie du premier. Non, on s'est appliqué à le fabriquer, lui, notre deuxième chef d’œuvre. Prendre du recul et lâcher prise... Le voir essayer d'imiter son frère, ne rien dire, ne rien mettre en lumière mais être là tous les jours à lui répéter qu'on l'aime pour ce qu'il est, lui, et pas pour ce qu'il pourrait faire comme son frère (ou comme d'autre).

Etre là, c'est aussi être à ses côtés depuis 20 ans, malgré les hauts mais aussi les bas. Prendre du recul et lâcher prise... Avec lui, à cause de lui parfois et grâce à lui toujours, j'ai vraiment fait un sacré chemin dans ma perception de la vie. Lâcher prise et prendre du recul dans mon couple aussi... Cela n'est pas facile, avec nos deux caractères forts et nos deux personnalités explosives. La famille Kiss Kiss Love Love, ça peut dépoter parfois !!!
Mais au bout de 20 ans, je sais du plus profond de mon être que c'était LUI et pas un autre, que je ne me suis pas trompée lorsqu'à son premier baiser, j'ai ressenti ça, de suite. Sans pouvoir l'expliquer, sans savoir pourquoi, mais c'était comme ça et pas autrement. 
J'ai changé, lui aussi, on a mûri ensemble, j'ai souffert, je l'ai fait souffrir, j'ai évolué, lui aussi, nous avons même progressé, mais mon amour pour lui n'a pas vacillé une seule fois. Je suis là et j'y resterai !

La plus belle leçon qu'il m'a apprise est sa phrase leitmotiv : "pareil, demain on est mort ?!".

Donc n'oublions pas d'être là pour les gens que l'on aime, pour ceux qui comptent pour nous, avant de ne plus être là du tout ! C'est ce que je vous souhaite en ce début d'année...

Encore plus que les autres années, n'oubliez pas de rêver, mais ne le faites pas seul, partagez vos rêves, ils seront encore plus beaux !
N'oubliez pas de célébrer et savourer comme il se doit toutes les petites bulles de bonheur que la vie sème sur notre chemin, surtout quand celui-ci est semé d'embûches...
Le bonheur, la paix et la réussite se construisent chaque jour. Alors commençons déjà par y croire, afin de mettre toutes les chances de notre côté.
Rêvez et vivez heureux (et en bonne santé !) !


Et pour finir, et en revenir au scrap - principal sujet de son blog ne l'oublions pas !-, j'ai plein de retard dans mes publications donc, au moins 6 minis à prendre en photo et à publier... Alors, je vais peut-être revenir plus vite que prévu :-) A très vite donc ! Je vous embrasse.